C'était une soirée comme toutes les autres. Une fête avec des gens, je ne les connaissais pas. Je te connaissais , toi. Je t'ai regardai toute la soirée, tu me regardais aussi. Je me suis souvenu de toutes les choses passées avec toi. Tout est revenu en te regardant simplement. J'ai aimé ce voyage dans le temps, plongé dans tes yeux. Tu as eut un frémissement, je l'ai remarqué, même à l'autre bout de la pièce. Tu as fermé tes yeux quelques secondes puis les a ré ouvert. Tu m'as lancé un regard , comme si tu allais me tuer. J'ai eu peur. Pas longtemps, mais j'ai eu peur. Tu as traversé la pièce de pas rapide et énervé. Tu m'as saisit par le bras. Fermement, mais sans me faire mal. Tu m'as trainé jusqu'à dehors, tu m'as plaqué contre le mur, mettant mes deux bras au dessus de ma tête. Tu es resté là, sans rien dire, juste en me fixant. J'ai baissé les yeux l'espace d'une seconde. Tu as chuchoté d'un air énervé : " A quoi tu joues bon sang ?!" . J'ai remonté mes yeux jusqu'aux tiens. Et là, tu m'as embrassé. Sans se soucier des gens à l'intérieur, sans se soucier des couples allonger dans l'herbe à côté de nous, sans se soucier de rien. C'était comme si en m'embrassant tu avais aspiré mes problèmes, mes doutes. Tu as tout pris. Ne me laissant plus rien qu'un grand néant, un vide astral dans le ventre. J'avais l'impression que mes jambes ne me soutenaient plus. Mes mains tremblaient et ne savaient plus où se mettre. C'était si différent des autres fois. J'entendais une mélodie à l'intérieur. Mes yeux étaient clos, et je me disais que si je les ouvraient, je me trouverais surement sur un nuage. Et puis, j'ai senti que ton étreinte se dé serré. J'ai eut l'impression de tomber de ce nuage, et j'ai ré serrer mes bras autours de ta nuque. M'abandonnant à nouveau dans tes bras, j'ai eu la sensation que jamais plus rien ne nous séparerez. Ni ma famille, ni mes amis, ni rien ni personne. J'aurai pu resté des heures comme ça, des jours, voir des mois. Cette fois, c'est moi qui me suis détaché de tes bras. Tu n'as rien dit, tu t'es laissé faire. Tes bras sont re tombés le long de ton corps. Mes mains étaient tout juste sur te joues. Effleurant tes lèvres qui avaient un goût sucré, comme si tu avais mangé des bonbons. Nous sommes restés ainsi durant une dizaine de minute. Puis tout le monde a crié et s'est rué dehors. Le temps de comprendre ce qu'il se passé et notre étreinte s'est entièrement relâché. Soudain, j'ai eu froid. J'ai eu mal au c½ur. J'avais envie de pleurer. Tu m'avais rendu tout mes malheurs, tout mes doutes et mes souffrances. J'ai eu envie de te ré embrasser mais tout le monde était maintenant dans le jardin. Je suis rentré au courant dans la maison. La tête dans les mains et je me suis réfugiée dans le toilettes. Je me suis assise à même le sol, essayant de me souvenir l'agréable sensation d'être dans tes bras pour oublier mes malheurs. Mais rien n'est venu. Je suis resté terré dans les toilettes jusqu'à ce que quelqu'un vienne ouvrir la porte. C'était lui. L'air triste, les yeux mouillés: "Ne pars plus jamais comme ça." . Et dans ma tête je me suis promis de ne plus jamais partir. De ne plus jamais risquer de perdre cette sensation d'oubli de tout mes soucis. Plus jamais.